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Location Place Bertrand du Pouget 27000 Évreux
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Née en 1962 à Paris, Magali Asselin vit et travaille aujourd’hui à Croth (Normandie). Au début des années 80, elle participe activement à l’aventure des radios libres. Journaliste, animatrice de radio, puis cadre dirigeant dans une entreprise de
communication, elle se consacre à la photographie depuis 2016, après une formation à l’École de l’Image des Gobelins à Paris.
Comme s’il s’agissait d’un contrepied à ses activités précédentes, elle ne cherche pas à montrer la réalité, ni à documenter un lieu ou une situation. Elle joue avec les formes, les textures, les couleurs, un peu comme le ferait un peintre. Dans son Panthéon, ce sont surtout des peintres qu’on retrouve : Georgia O’Keefe, Zao Wou Ki, Klimt ou encore Rothko.
Aux antipodes des images de cartes postales, ses photos négligent le pittoresque ou toute volonté d’exhaustivité. Elles mettent souvent en lumière un détail, une ligne, un reflet, qui deviennent alors le point de départ de son travail. La priorité est donnée au traitement esthétique voire poétique de l’image. L’essentiel est l’émotion qu’est amenée à éprouver celui qui regarde en laissant libre cours à son imaginaire.
Pamela Videcoq s’est laissée prendre par la fascination que provoque la nature par l’impression de tumulte et de chaos qu’elle génère. C’est au cœur de cette agitation que mûrit son processus de création. Il s’y révélerait un ordre profond, une charpente invisible qui gouvernerait à l’instabilité et à l’imperfection. Il s’agit pour elle de s’inscrire dans cette dynamique, entre le visible et l’invisible, entre l’imprévisible et le structuré pour composer son langage formel.
C’est sur le talus (ou sur la grève), puissant îlot de vie que Pamela Videcoq s’immerge pour capter les motifs de la nature, ces détails insignifiants, subtils et discrets susceptibles de la porter vers de nouvelles perspectives sur l’ensemble du vivant.
De retour à l’atelier, l’artiste tente de rejouer sous la presse, sur le papier ou le métier à tisser, la mélodie secrète de la nature où le tâtonnement est de rigueur et la spontanéité des choix déterminants, où la perte de contrôle et la création coexistent indissociablement.
Pour Pamela Videcoq il ne s’agit donc pas de reproduire la nature telle qu’elle se donne à voir ou de s’y projeter comme en un miroir de ses luttes intérieures mais bien tenter de l’imiter, elle « joue » à la nature.
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