La Baronnie

Maire : Gérard FAUCHET
701 habitants

Commune nouvelle née de la fusion de Quessigny et Garencières en 2016.

Voir l'image en grandGarencières, ancien village rural de 687 hectares, situé en limite nord du canton de Saint-André est composé d'un bourg centre avec la mairie, l'école, l'église, la salle communale, le terrain de sport, et de plusieurs hameaux : Le Buisson-Crosson, Chatte-Houle, le Val, la Vignette et le Bois de la Cœur.

Garencières devait son nom à une plante : la garance

Plante cultivée au 18ème et 19ème siècle en Normandie. Il s'agit d'une plante herbeuse, vivace, dont la souche traçante est formée de rhizomes épais, les fleurs sont d'un blanc jaunâtre, les fruits des baies noires. C'est dans la racine qu'est localisée la matière colorante rouge, l'alizarine, qui servait à teinter les étoffes, en particulier les pantalons de l'armée française de la période de Louis Philippe jusqu'en 1914. En 1869 les progrès de la chimie permettent de fabriquer de l'alizarine synthétique, dès lors les producteurs de garance dûrent se reconvertir à d'autres cultures. La fresque de l'école maternelle, conçue et réalisée par Christian GUITEL, représente des soldats avec leur pantalon couleur garance. Le nom de Garencières apparaît au fil du temps avec des orthographes variées : Garenceres, Guarenceres, Garenceria, Garencheriae, Garentieres, Garanchieres, Garencerez, Guerencieres, Guarencieres, Garencyeres, Garensieres, Garenkeres. Au 14ème siècle, la famille de Garencières délaisse le manoir de Garencières pour le château du Bois de la Cœur, dont il ne reste aucune trace de nos jours. L'église dédiée à Saint Arnoult, patron des meuniers, a été entièrement reconstruite au 16ème siècle. Elle fut désaffectée après la révolution et la paroisse fut rattachée pour le culte à Saint-Germain de Fresney, une des cloches de Garencières fut transportée dans le clocher de Saint-germain. L'église possède unestatuaire intéressante : Saint Arnoult et Saint-Roch en bois polychrome, ainsi qu'une vierge à l'Enfant. Une toile du 18ème siècle représentant Saint-Roch et son chien, a été récemment restaurée. L'église était autrefois entourée du cimetière qui fut déplacé en 1865 suite à un don fait par la famille COLBERT pour la création d'un nouveau cimetière en contrepartie de l'entretien de leur sépulture par la commune.

Sur l'ancienne commune de Quessigny

Voir l'image en grand Ancienne mairie de Quessigny

L'église et les terres furent données en 1132 à l'abbaye Saint-Taurin d'Evreux par Guillaume de Pacy.

Architecture civile Manoir

Architecture sacrée Eglise Saint-Pierre 14ème/16ème ; porche 16ème ; fonts baptismaux 16ème.

Désiré Magloire BOURNEVILLE

Voir l'image en grandNé le 20 octobre 1840 à Garencières, il entra au collège d'Évreux puis fit des études de médecine à Paris et fut nommé interne des hôpitaux de Paris en 1865, puis parti pour Amiens pour l'épidémie de choléra. Parallèlement il écrit des articles dans " journal des médecines mentales " " Mouvement Médical " et " Le Réveil ". Il est chirurgien de la Garde Nationale pendant le siège de Paris et fait respecter le droit d'asile à l'hôpital durant la semaine sanglante. Il s'engagea dans l'Alliance Républicaine. Il devint l'assistant de CHARCOT à l'hôpital de la Salpêtrière de 1871 à 1879. Il joua un rôle majeur dans la diffusion d'une nouvelle médecine. Il fut élu au Conseil Municipal de Paris en 1876. Il développa alors une politique hospitalière, de laïcisation, et de création des écoles d'infirmières… De 1879 à 1909, il fut chargé à l'hôpital de Bicêtre des épileptiques et " idiots " ; secteur qu'il transforme en service modèle où il put développer son traitement médico-pédagogique. Il publia de nombreux volumes de "Recherche cliniques et thérapeutiques sur l'épilepsie, l'hystérie et l'idiotisme". Parallèlement, il poursuivit sa carrière politique au Conseil Municipal puis à la Chambre des députés de 1883 à 1889 où il siégea à l'extrême gauche. Il ne cessa pas de lutter une laïcisation et une politique de l'hygiène. Il mourût en 1909, VIVANI, ministre du Travail du Gouvernement CLEMENCEAU assista a ses obsèques civiles.

Patrimoine et tourisme local

Dernière mise à jour le 09/01/2017